Dossiers d’information

  • L’usage de l’eau potable par la Ville de Paris en substitution de l’eau non potable  (Agnès Lozet 22 avril 2017)

 

Au moins 100 000 m3 par jour d’eau potable utilisée par la Ville là où l’eau non potable suffirait !

Les besoins en eau non potable de la Ville sont loin d’être servis aujourd’hui. En recoupant les chiffres des deux grandes études de l’Apur (5 tomes entre 2010 et 2013) consacrées à l’eau non potable et à son avenir, et le peu de chiffres fournis dans le schéma directeur, on peut évaluer qu’au minimum 100 000 m3 d’eau potable sont utilisés par jour pour des besoins qui devraient être remplis par l’eau non potable. Or il est produit quotidiennement un surplus de 100 000 m3 d’eau potable qu’il faut bien consommer ! En croisant les tarifs indiqués dans le schéma directeur et les études de l’Apur, nous évaluons le coût de cette substitution à plusieurs millions d’euros payés par les Parisiens.

A cet égard, la grande opacité de la Ville sur les volumes d’eau potable et non potable utilisés par ses services que nous ressentons est établie, puisque l’Apur, seul organisme qui a fait des études sérieuses sur l’utilisation de l’eau non potable, pour ses études effectuées entre 2010 et 2013, n’a pas disposé de chiffres récents, et s’est basé sur ceux de la SAFEGE de 2008 ! Anne Hidalgo était présidente de l’Apur à époque, et première adjointe au maire de Paris, chargée de l’urbanisme.

Il est tentant de s’appuyer sur des études d’experts pour condamner le réservoir de Grenelle, avec le risque de leur orientation. Il est plus discutable de remettre en cause trois ans d’études fouillées dans les moindres détails, comme celles de l’Apur, seul expert en matière d’eau non potable à Paris.

Or, l’Apur répète, à chaque fois qu’il en a l’occasion, que le réseau d’eau non potable de Paris est sous-utilisé, et que le réservoir de Grenelle doit être conservé dans le réseau d’eau non potable. Comme dans sa synthèse des études sur l’avenir de l’eau non potable, de mars 2014, page 10 :

« Localisation et dimensionnement d’un réseau de statut métropolitain :

La localisation de trois usines d’ENP à l’ouest, au nord-est et au sud-est de Paris (Auteuil, La Villette, Austerlitz) et leur dimensionnement (capacités de pompage aujourd’hui excédentaires) pourraient être mobilisés pour répondre à l’extension des usages existants et à venir. De plus, les réservoirs existants, pour certains aujourd’hui sous-utilisés, peuvent également se révéler indispensables dans un réseau d’échelle métropolitaine, et donc ne pas être considérés que pour leur seule valeur foncière ».

Ou dans son panorama de presse de juin 2015, où l’Apur rappelait :

« Avec un point de départ à la réflexion : l’avenir du réseau d’eau non-potable (ENP) reste incertain, tandis qu’il se dégrade peu à peu, faute d’usage, et faute de rénovations. L’Apur esquisse pourtant deux potentiels : d’abord, il pourrait revenir dans « la gestion du sale » en abondant davantage les égouts – ce qui impliquerait une réactivation des équipements, comme les bouches de lavage et les réservoirs de chasse. »…

Nous avons d’ailleurs tenté de rencontrer les auteurs de ces études, mais la direction de l’Apur leur ont opposé une interdiction de nous recevoir. Ils nous ont conseillé de nous adresser au Secrétaire de la Mairie, Philippe Chotard, ce que nous avons fait, mais notre courrier est resté sans réponse. Clairement, les questions liées au gâchis de l’eau potable à Paris gênent.

 

Méconnaissance d’Eau de Paris sur les besoins futurs de Paris

De son propre aveu, Eau de Paris n’a pas les outils aujourd’hui pour évaluer les besoins futurs en eau non potable que représentent, si elles aboutissent, toutes les pistes décrites dans le schéma directeur et annoncées comme étant travaillées actuellement : nettoyage de tous les véhicules publics, arrosage de tous les parcs et jardins (l’eau non potable sert pour moins de la moitié des volumes utilisés pour les parcs et jardins !), de tous les trottoirs de la Ville (y compris zone Rive Gauche où les bouches de lavage sont connectées uniquement à l’eau potable), remplacement des produits chimiques extrêmement dangereux, le H2S, par de l’eau dans tous les réservoirs de chasse et suppression des temporisateurs dont seulement 10% fonctionnaient en 2011), rafraîchissement de la Ville toujours à l’étude mais jamais réalisé, utilisation de l’eau non potable par certaines communes du Grand Paris …

De plus en plus de surfaces arrosées à l’eau potable malgré le risque de stress hydriques à répétition

Toutes les nouvelles surfaces végétalisées qui surgissent, verticales, maraîchères ou en toitures, sont prévues d’être arrosées à l’eau potable. En cas de situation de stress hydrique décrétée par la Préfecture de Paris comme en juillet 2015, l’arrosage de ces surfaces devra cesser. Il faut moins de 48 h pour que certains végétaux s’assèchent définitivement. On l’a observé au Parc Georges Brassens (encore arrosé à l’eau potable, alors qu’il est à 200m du réservoir d’eau non potable de Grenelle) il y a un an où beaucoup de plantes ont dû être remplacées. Il est précisé dans l’appel d’offre Parisculteurs concernant le réservoir de Grenelle que l’eau potable est fournie !

La double fonction du réservoir de Grenelle : hydraulique et d’îlot de fraîcheur

Paris, ville très dense et très minéralisée, souffre et va beaucoup souffrir dans un futur proche du réchauffement climatique. Que le réservoir de Grenelle fasse partie des 47 sites sélectionnés par la Ville dans le cadre de Parisculteurs est un non sens. Les 46 autres sites étant pour la plupart des dalles de béton, c’est une belle idée de les végétaliser si c’est possible (quoique l’Apur remette en cause la végétalisation des toits en zinc plutôt nocive contre le réchauffement). Mais se passer de deux bassins d’eau, alors qu’il est prévu dans un futur proche des stress hydriques de grand ampleur…et que l’on est en train de construire des mares dans les jardins parisiens à grand frais pour contrer les effets de la chaleur !

L’eau est le premier remède pour combattre les îlots de chaleur (cf Plan Climat et Livre Bleu tous deux adoptés par la Ville en 2012). Le réservoir a donc une double fonction. Hydraulique pour fournir de l’eau pour rafraîchir la Ville. Et pour rafraîchir le quartier hyperconstruit au milieu duquel il se situe (48 000 hab/m2) correspondant à la mission de Célia Blauel, adjointe à la Maire sur toutes les questions concernant l’environnement, le développement durable, l’eau, et le « plan climat énergie territorial ».

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  • Textes votés à l’unanimité au Conseil de Paris du 30 septembre 2015

Schéma directeur de l’eau non potable présenté par Eau de Paris

Amendement au schéma directeur de l’eau non potable

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  • Conséquences de l’excès de bétonnage de Paris, son impact sanitaire, énergétique et environnemental.

Cliquez ci-dessous pour visualiser le dossier :

Les_Ilots_de_chaleur_urbains_et_leurs_impacts (1)

Source: dossier préparé par le Professeur François Cauneau,  Professeur à l’École des Mines de Paris, Responsable Scientifique au Centre Procédés, Énergies Renouvelables et Systèmes Énergétiques de l’École des Mines de Paris

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  • Etude de l’APUR sur le réseau d’eau non potable

Entre 2010 et 2013, l’Apur a mené une série d’études sur l’eau non potable.

Ci-dessous le lien pour en  lire la synthèse publiée en mars 2014.

http://www.apur.org/sites/default/files/documents/reseau_eau_non_potable_synthese.pdf

Vous lirez avec intérêt en page 10 la conclusion de l’Apur, qui concerne le réservoir de Grenelle, même s’il n’est pas nommé, « De plus, les réservoirs existants, pour certains aujourd’hui sous-utilisés, peuvent également se révéler indispensables dans un réseau d’échelle métropolitaine, et donc ne pas être considérés que pour leur seule valeur foncière. »

Edifiant, non ?

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  • Données d’Airparif sur la pollution de l’air à Paris

Le Airparif actualité « Les particules en ligne de mire » http://www.airparif.asso.fr/_pdf/publications/NUMERO30.pdf et les Fiches détaillées par polluants ( pdf – 490 ko)

Les synthèses sur l’origines des particules respirées en IDF : http://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/33

Note de l’OMS sur les effets cancérogènes : http://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/89

Evaluation de l’évolution de qualité de l’air à Paris de 2002 à 2012 : http://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/83

De plus vous trouverez à cette adresse, plus d’information sur Paris  (indice communal, cartes annuelles, bilan des émission) http://www.airparif.asso.fr/etat-air/air-et-climat-commune/ninsee/75115

Pour rappel, vous trouverez l’historique des indices et des alertes à cette adresse : http://www.airparif.asso.fr/indices/historique-indice

La qualité de l’air reste problématique en Île-de-France. En 2013, plus de 3 millions de Franciliens étaient potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation, principalement dans l’agglomération et au voisinage de grands axes de circulation. L’année 2013 montre toutefois une légère tendance à la baisse des niveaux de pollution chronique.

La qualité de l’air est dépendante de l’intensité des activités émettrices de polluant et de la météorologie. D’une année sur l’autre, les variations des conditions météorologiques expliquent en partie la fluctuation des niveaux de pollution. En revanche, les tendances sur plusieurs années lissent ces variations et reflètent l’évolution des émissions et la mise en place d’actions et l’évolution des technologies ayant un effet sur la pollution.

Les niveaux de pollution moyens de 2013 sont en tendance légèrement inférieurs à ceux de 2012.

Cependant, ces niveaux restent au-delà des seuils fixés par la réglementation, allant jusqu’à quatre fois la norme à proximité du trafic. Cinq polluants posent toujours problème à des degrés divers dans la région capitale, et ne respectent pas les réglementations : le dioxyde d’azote, les particules (PM10 et PM2,5), l’ozone et le benzène (voir tableau ci-dessous). Les valeurs limites étant notamment dépassées de manière récurrente en Île-de-France, pour les particules PM10 et pour le dioxyde d’azote, une procédure de contentieux est en cours entre la France et l’Union européenne pour les premières et pourrait suivre pour le second. D’autres Etats membres sont également concernés. A l’échelle de l’Île-de-France, le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA), approuvé le 25 mars 2013, vise à mettre en place des mesures réglementaires pour améliorer la qualité de l’air à l’horizon 2020.

En revanche, d’autres polluants problématiques dans le passé, respectent les exigences réglementaires depuis plusieurs années dans la région (dioxyde de soufre, plomb, monoxyde de carbone).

Airparif mesure une 60aine de polluants : une 15aine sont réglementés et 5 sont problématiques dans la région.

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